Longer le Rhône, fleuve Dieu, et découvrir au détour d’un virage un site où se profile une étendue d’eau calme dans un paysage presque provençal : les silhouettes des bateaux, le clocher de l’église Saint Nicolas, et en arrière-plan, les collines du Pilat.

Voilà comment retrouver l’atmosphère des vacances à une douzaine de kilomètres seulement des cités de Roussillon et de Vienne. Vous êtes aux Roches-de-Condrieu, une des plus petites communes de France par sa superficie (103 hectares dont 52 dans le lit du fleuve).

Hier, les Roches-de-Condrieu, un village de mariniers

Hier, c’était un monticule de rochers redouté des mariniers qui s’avançait très en avant dans le fleuve. Ce territoire dépendait alors, pour le temporel comme pour le spirituel, de la ville de Condrieu, et alimentait un conflit entre l’église St Jean de Lyon et celle de St Maurice de Vienne. À son rattachement au Dauphiné, ce hameau devint partie intégrante de la communauté de St Clair. Au XVIIIe siècle, la commune ne comptait que seize habitations et le développement de la batellerie incita les mariniers à se prémunir des inondations en s’installant sur le rocher. Mais ils devaient, pour pratiquer le culte, traverser le Rhône pour se rendre à Condrieu en utilisant le bac à traille. La rigueur du temps, les noyades, ont poussé les Rochelois à supplier l’archevêque de Vienne de leur donner l’autorisation d’établir une succursale. En 1784, pour remplacer la chapelle privée du seigneur du Bachou, les habitants du quartier des Roches bâtissaient enfin leur église. Ainsi, l’originalité de ce petit village était de dépendre territorialement de St Clair dont l’église se rattachait à Vienne et spirituellement, de Condrieu.

Au lendemain de la Révolution, l’an I de la République institua les communes et ainsi naissait celle des « Roches – Saint Clair ».
En 1804, la section des Roches composée essentiellement d’artisans, de commerçants et de mariniers, se sépara de Saint Clair et de ses cultivateurs. C’est pourquoi aujourd’hui la commune des Roches a la particularité d’être complètement entourée par St Clair sauf côté Rhône. La crise commerciale qui a suivi avec l’apparition des bateaux à vapeur a mis en péril la batellerie et l’artisanat, notamment la broderie et la corderie.

Depuis, sur l’initiative de M. Rogemont, ingénieur chimiste, une petite unité de production vit le jour dans l’ancienne Sparterie, fabrique de cordes et de tapis. Ce furent les prémices de l’industrie chimique qui dut se déplacer ensuite sur le site de Saint Clair pour devenir la Compagnie Française de Produits Chimiques et de Matières Colorantes ou Francolor.

 

Aujourd’hui, les Roches-de-Condrieu, un village abritant artisans et services dans une ambiance méridionale

En 1984, les aménagements du Rhône, avec le concours de la Compagnie Nationale du Rhône, ont abouti à la réalisation du Port fluvial des Roches, le 2e de France.

  • Pour les plus sportifs 
    Outre le port, le village possède des infrastructures sportives gérées par le syndicat intercommunal SIGIS : le stade Henri Fouchard avec ses terrains de football, de basket, son gymnase, ses courts de tennis, animés par les clubs rhodaniens très dynamiques. A proximité des deux gymnases, se trouvent la piscine et ses trois bassins.
     
  • Du côté de la vie associative et culturelle 
    - Il ne faut surtout pas se priver d’entrer dans le village et notamment dans sa rue principale dont les maisons aux couleurs chatoyantes rappellent celles du midi de la France. Les rues s’animent ponctuellement au rythme des actions diligentées par les associations telles que le comité des fêtes et l’association culturelle Libre en Tête. Le Club des Loisirs propose des cours de Qi Gong et de gymnastique. Depuis 2009, la commune est jumelée avec le village calabrais de Cerisano grâce au dynamisme du Comité de Jumelage Europe et entretient également une relation étroite avec le Portugal.
     
    - L’église Saint Nicolas, du nom du patron des mariniers, celle à qui toute l’histoire de la petite commune est liée, abrite une magnifique Croix des Mariniers ainsi que l’œuvre somptueuse de Maurice Der Markarian, peintre d’origine arménienne et Rochelois pendant quarante ans. Sa renommée n’est plus à faire. Des visites guidées permettent d’aborder son œuvre et d’en apprécier mieux encore la richesse. 
    - Il est fréquent que sculpteurs, écrivains et artistes d’autres disciplines, partagent leur sensibilité avec les élèves qui participent à la production d’œuvres en tous genres. La politique culturelle est soutenue par l’intercommunalité EBER (réseau de lecture publique, cinémas, résidences d’artistes, conservatoire, …). Le service périscolaire « Les Rochelois Malins » et l’entente ACCRO accueillent enfants et jeunes sur les temps périscolaires et extrascolaires.

 

  • Les services du quotidien
    - Le secteur tertiaire est également représenté avec un centre de soins infirmiers, un Ssiad (à la frontière de la commune). Officient également médecins, infirmiers libéraux, pharmacien, ostéopathe, sophrologue, orthophoniste, psychologues. L’entreprenariat reste générateur d’emplois dans les domaines tels que menuiserie, électricité, bâtiment, confection, matériel médical.

    - Deux écoles accueillent à ce jour 250 enfants : l’école publique Les Mariniers et l’école privée Saint Nicolas. Le service périscolaire « Les Rochelois Malins » et l’entente ACCRO accueillent enfants et jeunes sur les temps périscolaires et extrascolaires.

    - Dans le quartier de Champagnole à deux pas du parc municipal, la résidence Cantedor propose des logements pour les personnes âgées et les personnes seules. Résidents et non-résidents y disposent d’un restaurant collectif le midi, du lundi au vendredi.

    - La place Charles de Gaulle accueille chaque mardi matin son traditionnel marché. Sa halle construite en 1832 est aussi un signe distinctif du village. Notre village avance avec les projets immobiliers nombreux. Le nouveau lotissement Ô NATUREL est le plus récent et est annoncé le projet COtéÔ.

    - Les plaisirs culinaires s’offrent aux gourmets, au restaurant Le Bellevue, sur les quais du Rhône, ou plus simplement à l'Alternative et enfin pour les amateurs de pizzas à l'Escale.

     

L'amour que l'on porte à son village reste la source d'inspiration intarissable dont les embruns procurent à chacun le bien-être et la quiétude si convoités de nos jours. Venez y goûter...